Force est de constater que les migrations internationales se sont intensifiées et complexifiées depuis une trentaine d’années à l’échelon planétaire. Au niveau mondial, on estime ainsi à près de 200 millions le nombre de personnes ne vivant pas dans le pays de leur naissance pour plus d’une année, près de la moitié d’entre elles sont des femmes. L’intégration des migrants dans les politiques publiques et l’immigration irrégulière cristallisent désormais le débat politique. Toutefois, la migration ne peut se réduire à ces aspects: elle est aussi synonyme de transferts de savoirs, d’expériences, d’apports culturels et de développement dans l’ensemble des pays du Sud et du Nord. Fruit d’une collaboration entre l’Institut des hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève et le Forum suisse pour l’étude des migrations et de la population (SFM) à Neuchâtel, le dernier dossier de l’Annuaire suisse de politique de développement analyse ainsi la relation controversée entre migration et développement.
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