Travailleurs immigrés et sans papiers : Quelle place dans les syndicats ?
L’immigration remplit traditionnellement deux fonctions : combler les déficits de main-d’oeuvre dans certaines secteurs de l’économie, et, assurer l’équilibre démographique pour permettre le financement du système de sécurité sociale, et en particulier des pensions. L’union européenne et la plupart des états occidentaux tiennent le même discours : à terme, il faudra permettre à un nombre important de personnes de migrer, afin de remplir ces deux fonctions.
En Belgique, ces travailleurs immigrés ou migrants sont également un chaînon incontournable de notre économie.Mais, en l’absence de réelles politiques sur les migrations, les personnes étrangères, immigrées, en situation régulière ou non, constituent avant tout une main d’œuvre particulièrement vulnérable sur le dur marché de l’emploi. Toutes travailleuses qu’elles sont, ces personnes peuvent-elles prétendre aux mêmes droits sociaux que leurs camardes ? Qu’en-pensent les syndicats ? Peuvent-ils défendre ces travailleurs de la même manière ?N’y a t il pas un déchirement entre l’attitude du syndicat en tant qu’organisation démocratique protégeant l’égalité des droits, et celle du syndicat en tant que défenseurs des travailleurs réguliers, lesquels ressentent la crainte d’être concurrencés par les travailleurs sans papiers.
Comment les principaux syndicats que sont la CSC et la FGTB ont-ils abordé cette question au fil du temps et comment résolvent-ils concrètement ce dilemme ?
Travailleurs immigrés et sans papiers : Quelle place ds les syndicats ? C’est notre dossier du mois.
Pour en parler, nous serons avec :
Anna Rodrigez, responsable de l’action des travailleuses et travailleurs sans papiers à la CSC de Bruxelles Hal Vilvoorde
et Guéric Bosmans, licencié en Histoire à l’ULB, conseiller à la Centrale Générale FGTB, la plus importante centrale ouvrière au sein de la FGTB, auteur d’une recherche sur la question des travailleurs étrangers et des élections sociales à l’ULB.




