Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale a examiné, mercredi après-midi et ce jeudi matin, le rapport de la France sur les mesures prises par ce pays pour se conformer aux dispositions de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Au cours de cet examen, il a été beaucoup question du sort des Roms, des gens du voyage et de la question de l'identité nationale.
Présentant son rapport, le Représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations Unies à Genève, a indiqué qu'en France, la lutte contre les discriminations s'appuie d'abord sur une politique d'intégration résolue, qui vise à permettre à tous les immigrés en situation régulière de trouver leur place au sein de la société française et à les faire accéder à une citoyenneté pleine et entière.
Concernant les gens du voyage et les Roms, l'Ambassadeur Jacques Pellet reconnaît qu'il ne fait pas de doute qu'ils rencontrent en France « d'importantes difficultés d'ordre économique et social ». Mais selon le Représentant de la France, la situation des gens du voyage, qui sont pour l'immense majorité d'entre eux de nationalité française, doit être clairement distinguée de celle des Roms, qui sont étrangers, essentiellement roumains et bulgares, et dont les modes de vie et les attentes vis-à-vis des pouvoirs publics sont très différents.
« Pour lutter contre les discriminations dont font l'objet les Roms, il est indispensable de traiter aussi les causes de ce problème, à savoir le défaut d'intégration de ces populations dans leur pays d'origine », ajoute Jacques Pellet. En ce qui concerne plus particulièrement les aires d'accueil réservées aux gens du voyage, il est incontestable que leur réalisation est encore inégale selon les départements et la politique du Gouvernement en faveur du développement de ces aires sera poursuivie, a affirmé le Représentant permanent de la France.
En conclusion, Jacques Pellet a fait part de la décision du Gouvernement français de lancer la préparation d'un plan national de lutte contre le racisme.
Tout au long des débats, les 18 experts du comité ont exprimé leur préoccupation face au traitement fait aux gens du voyage ainsi qu'aux Roms, notamment après l'annonce des autorités française de l'évacuation de camps illégaux et l'expulsion de Roms vers la Roumanie et la Bulgarie. Ils ont également souligné les problématiques posées par le débat sur l'identité nationale ainsi que la déchéance de la nationalité pour certains criminels d'origine étrangère ainsi que la non-reconnaissance du droit des minorités dans la législation.
FrançaisFrance
L'Organisation internationale pour les migrations se penche sur la réintégration des enfants victimes de traite en Afrique de l'Ouest. L'OIM entend ainsi sensibiliser ses partenaires locaux sur le renforcement des efforts visant à aider les enfants victimes de traite. Malgré l'engagement considérable des entités régionales et des gouvernements nationaux pour lutter contre la traite, le problème continue d'être un phénomène grave en Afrique de l'Ouest. En effet, le nombre d'enfants victimes de traite a récemment été estimé entre 200 000 et 300 000 par an.
Objectif de cette formation dispensée à Dakar, renforcer le système de renvoi des enfants victimes de traite vers les unités compétentes au Sénégal et de renforcer la coopération entre les institutions nationales et les organisations non-gouvernementales œuvrant pour la protection des enfants. Elle sera centrée sur l'identification et la protection des victimes de traite, sur l'aide psychosociale et les techniques de communication ainsi que sur les soins de première urgence et sur des projets d'intégration des questions d'égalité des sexes dans la protection des enfants.
Depuis 2006, l'OIM a aidé 565 enfants à rentrer chez eux et à se réintégrer dans leurs communautés d'origine. En collaboration avec ses partenaires, l'OIM fournit une aide psychosociale et des soins, un soutien pour l'inscription à l'école ainsi qu'une formation professionnelle aux enfants de retour. Des projets de génération de revenus sont également mis à disposition des familles et des communautés.
Dans le même temps, une galerie d'art exposant le travail de quatre foyers pour enfants sans abris a ouvert à Dakar. L'exposition, intitulée « Parole aux Enfants », vise à sensibiliser à la vulnérabilité des enfants des rues et à donner l'opportunité aux enfants de parler de leurs propres expériences par le biais de l'art.
(Extrait sonore : Laura Lungarotti, Chargée de programme au Bureau de l'Organisation internationale pour les migrations à Dakar ; Propos recueillis par Alpha Diallo)
FrançaisAfricaLe Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification a mis l'accent sur la nécessité « de travailler sur les synergies » pour lutter contre la perte de la biodiversité.
Luc Gnacadja qui participe actuellement au Sommet des Nations Unies sur la biodiversité qui se tient actuellement à Nagoya au Japon a reconnu les limites des efforts pour venir en aide aux populations qui paient un lourd tribut à la dégradation des sols. Pour autant, il affiche un optimisme au regard des résultats prometteurs enregistrés dans certaines zones arides notamment du continent africain pour la relance de l'agriculture.
Le Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification a cité l'exemple du sahel où la technique dite Zaï et visant à réhabiliter les sols dégradés a permis de relancer l'agriculture et faire face aux risques d'insécurité alimentaire. Il encourage donc la communauté internationale à s'inspirer de ces modèles de réussite afin de les expérimenter là ou le besoin se fait sentir.
A propos des migrations dues aux effets du changement climatique, Luc Gnacadja estime que ce phénomène est l'étape ultime de l'adaptation de ces populations. Il insiste sur le fait que cette tendance va continuer et qu'aucune barrière, soit-t-elle frontalière, ne pourra empêcher ces flux de déplacement tant que la lutte contre les effets du réchauffement de la planète piétinera.
(Extrait sonore : Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification ; propos recueillis par Jérôme Longué)
En Afrique du sud, les autorités sensibilisent cette semaine et pour la cinquième année consécutive sur le fléau du trafic des êtres humains. Une réalité peu connue voire banalisée par les Sud-Africains alors que leur pays constitue selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), une zone de destination ou de transit pour les victimes de cette traite. L'OIM apporte son appui aux autorités de la nation arc-en-ciel qui cette année ont décidé d'interpeller les consciences sur les méfaits d'une telle pratique.
Durant toute une semaine, en collaboration avec les autorités judiciaires nationales, les ministères de l'intérieur, de l'éducation et les autres partenaires-clés du gouvernement et de la société civile, la campagne tentera de décliner le thème retenu cette année : "Le trafic d'êtres humains est réel". Les activités organisées comprennent la distribution de posters affichés dans les toilettes publiques, de brochures distribués aux voyageurs, de dépliants et le déploiement d'une cinquantaine de travailleurs sociaux dans la région de Johannesbourg chargé d'intervenir au sein des communautés et de sensibiliser au fléau. Il y aura aussi des numéros de téléphone gratuits pour permettre de dénoncer les nombreux cas de traite et de trafic d'êtres humains.
L'OIM a lancé la première semaine de sensibilisation au trafic d'êtres humains en 2006 en collaboration avec l'ONG Diasporific. Ses activités sont financées par l'Union européenne, le Ministère américain de la population, des réfugiés et des migrations et l'Ambassade de Norvège.
(Extrait sonore : Jean-Philippe Chauzy, porte-parole de l'OIM)
FrançaisSouth AfricaPetit message aux militants et militaires pour une entende cordiale... clicquez-ici
Olivier Clochard est président de l’organisation Migreurop, il revient sur l’ouverture régionale d’un bureau Frontex, l’Agence européenne de surveillance des frontières extérieures. Frontex ouvre ainsi, aujourd’hui vendredi 1er octobre, son premier bureau régional. Ce centre situé au Pirée, près d’Athènes s’occupera de la surveillance des frontières de Malte, de l’Italie, de la Grèce et de Chypre.
Le Groupe mondial sur la migration (GMG), qui rassemble plus de 14 agences internationales, dont 12 agences des Nations Unies, a exprimé jeudi sa profonde inquiétude sur le respect des droits de l'homme des migrants en situation irrégulière dans le monde entier.
Dans un communiqué de presse conjoint, ce groupe indique que les migrants en situation irrégulière sont davantage exposés aux discriminations, à l'exclusion, à l'exploitation et l'abus à tous les niveaux du processus de migration. Ils sont souvent confrontés à la détention ou à de mauvais traitements, et dans certains cas ils sont réduits à l'esclavage, au viol ou même au meurtre.
Selon le GMG, les «migrants sont davantage confrontés au racisme et à la xénophobie, victimes d'employeurs sans scrupules et de prédateurs sexuels et ils peuvent facilement tomber aux mains de réseaux criminels et de contrebande. Rendus vulnérables par leur statut, ces hommes, ces femmes et enfants ont souvent peur ou ne sont pas en mesure de chercher une protection ou une aide auprès des autorités de leur pays d'origine, de transit ou de destination », poursuit le GMG.
Le GMG souligne que le statut de migrants irréguliers rend les enfants particulièrement vulnérables. Ils peuvent être rejetés de l'école et privés de leurs droits fondamentaux « alors que leurs parents travaillent et contribuent à l'économie des pays hôtes ». Les femmes sont exposées à l'exploitation sexuelle, aux violences basées sur le genre, à la transmission du VIH/Sida et à de multiples discriminations, précise le communiqué.
Le Groupe appelle les Etats à examiner la situation des migrants en situation irrégulière afin de s'assurer qu'elles sont conformes aux standards internationaux en matière de respect des droits de l'homme.
L'objectif du Groupe est d'inciter l'application de toutes les normes et de tous les instruments internationaux et régionaux pertinents relatifs aux migrations afin de donner une impulsion cohérente aux politiques migratoires internationales.
Le Groupe mondial sur la migration est une coalition de 14 agences internationales qui réunit notamment l'Organisation internationale du Travail (OIT), l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) ou encore la Banque mondiale.
(Mise en perspective : Martial Assème)
http://www.unmultimedia.org/radio/french/detail/114385.html?app=2&lang=fr
FrançaisSylvie Saroléa, avocate, professeure à l’Université Catholique de Louvain, Belgique, et auteure d’un livre sur les droits des migrants, nous présente un panorama des différents instruments juridiques de protection des droits des migrants.
Dans le cadre de son projet "Vivre ensemble dans des sociétés plurielles - la politique de jeunesse et le travail de jeunesse au service de la promotion du dialogue interculturel" la direction de la jeunesse et du sport a organisé, du 25 au 30 juillet 2010, à Raguse, la Conférence euro-arabe de la Jeunesse sur les Jeunes, la Migration et le Développement, en collaboration avec la Ligue arabe, le Forum européen de la jeunesse et le Forum italien de la jeunesse. Les conclusions des participants - La Déclaration de Raguse - mettent l'accent sur le rôle spécifique de la jeunesse et des organisations de jeunesse dans la coopération et le dialogue euro-arabe ainsi que sur les attentes et les demandes d'un agenda de la jeunesse en matière de coopération euro-arabe, dans lequel les thèmes touchant aux migrations, au développement et aux droits humains doivent être abordés. La conférence était aussi une préparation et une contribution en vue de l'Année internationale de la jeunesse.
Vous trouverez ci-joint des interviews avec des experts se positionnant par rapport à la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, également dénommée Convention sur les travailleurs migrants.
Par Karim Saafi, Lucie Lecomte et Najatte Kaaoiss.
D'autres interviews seront bientôt disponibles sur notre site.
Ecoutez ici chaque semaine les émissions du Réseau Education Sans Frontières (RESF)
Le profil migratoire du Mali, publié le 13 avril 2010 à Genève, conclut que ce pays enclavé d'Afrique de l'Ouest reste essentiellement un pays d'origine, bien que de plus en plus de migrants irréguliers passent par le Mali pour se rendre en Europe à travers les pays du Maghreb.
Selon le rapport, la croissance démographique, la pauvreté, la montée du chômage et les conditions climatiques difficiles continuent de pousser de nombreux Maliens à émigrer des zones rurales vers les zones urbaines, mais également au sein de la région ouest-africaine, ou en Europe.
En se basant sur les données du recensement de 2000, le rapport indique que le nombre de Maliens à l'étranger dépasse 1,5 million d'individus, dont 32 pour cent vivent et travaillent en Côte-d'Ivoire, 28 pour cent au Burkina Faso, 10 pour cent en Guinée, 6 pour cent au Nigéria et 5 pour cent au Ghana. Il semblerait que les 19 pour cent restants soient employés dans les pays de l'OCDE, principalement dans les secteurs de l'industrie, de la construction, de l'agriculture et de la pêche. La plupart d'entre eux possède un faible niveau d'éducation.
Bien que les données sur la migration de transit restent rares, le rapport indique que le Mali semble être devenu un important point de passage, reliant certains pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale aux pays du Maghreb et à la Libye. Le rapport fait observer que le Mali connaît une certaine fuite des cerveaux. En effet, 15 pour cent des diplômés universitaires maliens ont émigré entre 1995 et 2005 alors que 23 pour cent des médecins maliens et 9 pour cent des infirmières ont trouvé un emploi dans 9 pays développés, la France restant l'une des destinations favorites.
Concernant les rapatriements de fonds, ils atteignaient 212 millions de dollars en 2007, soit 3,3 pour cent du PIB du pays. Bien qu'ils soient principalement utilisés pour améliorer les conditions de vie des familles restées au pays, l'émergence d'associations de migrants organisés a permis d'augmenter le volume des flux financiers à des fins d'investissements social et productif. Dans la région de Kayes, située à l'ouest du pays, le rapport fait observer que les associations de migrants en France ont permis de financer ces 10 dernières années plus de 220 projets communautaires dans plusieurs dizaines de villages.
Le rapport note que l'immigration vers le Mali reste très limitée. En 2005, le pays a accueilli 164 000 migrants, soit seulement 1,4 pour cent de la population totale. L'immigration vers le Mali est essentiellement régionale. Les migrants sont originaires du Burkina Faso (23%), du Ghana (13%), de Guinée (10%), du Bénin (9%) et du Niger (8%).
FrançaisMaliProtéger les droits des travailleurs migrants domestiques, c’est le thème de la campagne internationale lancée par Caritas Internationalis, quelques semaines avant l’ouverture de la conférence annuelle de l’Organisation internationale du travail, en juin. L’objectif : sensibiliser les gouvernements et l’opinion publique sur l’exploitation de ces travailleurs migrants. Écoutez Martina Liebsh, directrice « Politique et Stratégie » au sein de Caritas Internationalis.
Propos recueillis par Claire Malapert
FrançaisUn chauffeur de taxi réalise qu’il n’a rien fait pour empêcher une jeune femme d’être victime de trafic humain et il jure qu’il ne sera jamais plus complice d’un tel trafic.
FrançaisFranceLes fausses promesses – Son rêve de travailler dans une grande ville a tourné au cauchemar quand une jeune femme a été forcée à pratiquer le travail sexuel.
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