Les migrants sans-papiers: sans titre de sejour mais pas sans droits
Quand ils ne sont pas autorisés à entrer, séjourner et exercer une activité rémunérée conformément à la législation dudit Etat, les migrants sont considérés comme sans-papiers ou en situation irrégulière.
Dans le monde, trente à quarante millions de personnes vivent dans des pays sans ces autorisations. Environ 10,3 millions vivent aux Etats-Unis en entre 7 et 8 millions vivent dans l’Union Européenne.
De nos jours, la migration clandestine est un sujet extrêmement sensible. Ce thème est souvent utilisé pour attiser les tensions culturelles et raciales. Certains hommes politiques et certains journalistes exploitent la peur du terrorisme en associant régulièrement les migrants à la criminalité et en parlant “d’invasion”. Cette impression est renforcée par l’utilisation d’images choc de personnes désespérées, prêtes à tout pour travailler à l’étranger. De ce fait, les mots “migrant illégal” véhiculent une forte connotation de criminalité alors qu’on reproche au migrant ce que font les être humains depuis toujours: traverser les frontières ou les océans en quête d’une vie meilleure. La “migration illégale” est encore une expression utilisée quotidiennement et à laquelle les médias font référence de façon récurrente. Par exemple aux Etats-Unis, et malgré un grand nombre de plaintes de la part d’associations, y compris l’Association Nationale des Journalistes Hispaniques, le mot “illégal”, quand il décrit un migrant, est encore cinq fois plus courant que l’expression plus correcte mais aussi plus neutre de “sans papier”. Dans les 309 histoires collectées sur une période de deux mois par le Centre d’étude des Médias, il y avait 381 fois le terme “illégal” et seulement 73 fois celui de “sans papier” pour faire référence à des migrants en situation irrégulière.
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